La science évolue trés vite. Partout à travers le monde apparaissent des idées, des découvertes, des inventions, qui, sans bouleverser notre conception de la vie, vont permettre d'améliorer l'état de la planète. Certaines de ces découvertes pourront surment un jour avoir une influence sur un projet tel que celui proposé sur ce site. Nous allons donc régulièrement, dans la limite de notre disponibilité, vous donner quelques informations sur ce qui s'en vient dans le domaine du développement durable et qui pourra surement un jour trouver une application en lien avec la Zone. Comme source, nous allons beaucoup nour baser sur les Bulletins electroniques des ambassades de France, en vous donnant les liens vers les articles de ces bulletins.
Pour aujourd'hui:
Environnement, U.S.
Il y aura finalement 3 centres
sur les bioénergies
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43427.htm
Le département à l'énergie a finalement sélectionné trois centres dans le cadre de son initiative sur les bioénergies visant à doter des consortia
d'universités, de centres de recherche nationaux et de compagnies privée, d'un financement unitaire de 125 millions de dollars sur 5 ans pour la conduite de recherches avancées sur les
biocarburants. La compétition lancée par le DoE en août 2006 portait initialement sur 2 centres. Ce seront donc 375 millions et non pas 250 qui seront injectés par le département dans ces
recherches.
Les trois centres qui associent en tout 18 universités, 7 laboratoires nationaux du DoE et de nombreuses compagnies, devront être opérationnels en 2008.
Communiqué de presse, Energy Department Selects Three Bioenergy Research Centers for $375 Million in Federal Funding, 26/06/2007
http://www.doe.gov/news/5172.htm
- Description des trois centres :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Kd6wr
Philippe Jamet, Philippe.Jamet@diplomatie.gouv.fr
- Jean-Pierre Toutant : attache-agro.mst@consulfrance-chicago.orgEnergie/environnement, Japon
Utilisation des boues d'épuration comme combustible
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43404.htm
Tsukishima Kikai, a largement amélioré le processus transformant les boues d'épuration en combustible. Une économie de 25% de l'énergie nécessaire à la
solidification des boues a pu être réalisée, ainsi qu'un gain de temps de 33%. Cette initiative a été conduite avec la Japan Sewage Works Agency (agence japonaise pour les travaux d'égouts) dans
le cadre d'un projet NEDO*. La mise en pratique du nouveau procédé est prévue d'ici la fin de l'année.
Actuellement au Japon, les boues issues des stations d'épurations sont incinérées pour ensuite entrer dans la composition de ciments. Le taux d'humidité toléré pour cette utilisation est de 80%.
Hors, pour être utilisées comme combustible, les boues ne doivent pas contenir plus de 10% d'eau. Le procédé actuel consiste en une dessiccation, très coûteuse en énergie et en temps.
La nouvelle méthode utilise la vapeur pour extraire l'eau des boues. Le traitement thermique est réalisé à 200°C sous une pression de 20atm pendant 1 à 2 heures. Le taux d'humidité est alors de
50%. Le séchage final des boues s'effectue alors par dessiccation classique. Le traitement thermique étant moins coûteux que la dessiccation, ce processus de déshydratation permet de réaliser les
économies citées ci-dessus.
Le pouvoir calorifique des boues séchées est d'environ 2/3 comparé à celui du charbon mais compte tenu de l'augmentation du prix des combustibles et des problèmes d'émission de gaz à effet de
serre, ces dernières ont une grande valeur utile.
* NEDO: New Energy and Industrial Technology Development Organization
Pour en savoir plus, contacts :
Tsukishima Kikai (anglais) : http://www.tsk-g.co.jp/en/
Sources : Nikkei - 22/06/2007
Redacteur : Daphne OGAWA - adjoint.ing(arobase)ambafrance-jp.org -
448/ENV/1517
Matériaux, Japon
Traitement des vitrages pour réduire la
climatisation
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43407.htm
L'AIST (National Institute of Advanced Industrial Science and Technology) a présenté le 25 juin un verre réfléchissant plus de 50% des radiations solaires,
tout en étant transparent à 80% pour la lumière visible. Ce verre, utilisé dans les gratte-ciel, les habitations individuelles ou les voitures, permettra de réduire le transfert de chaleur dû à
la lumière et contribuer ainsi à des économies de climatisation. En effet, en été, plus de 70% de la chaleur à l'intérieur des bâtiments est due au rayonnement thermique, générant ainsi des pics
de besoin électrique.
Le spectre lumineux est composé d'ultraviolet à 6%, de lumière visible à 46% et d'infrarouge à 48%. Ceci signifie que près de 50% du rayonnement reçu ne contribue pas à l'éclairage mais génère de
la chaleur. Il fallait donc développer un verre réfléchissant les rayons de longueur d'onde supérieure à la lumière visible. Les chercheurs ont utilisé des revêtements multicouches d'oxyde de
titane et d'oxyde de silicium déposés par pulvérisation sur le verre. L'épaisseur de chaque couche contrôlée au nanomètre a permis une grande sélectivité des longueurs d'ondes réfléchies ou non :
82% des rayons visibles (400-700 nm) traversent le verre alors que plus de 50% des rayons thermiques (750-2000 nm) sont réfléchis. Par ailleurs, les ultraviolets, nocifs pour l'homme, sont
absorbés ou réfléchis. Selon l'AIST, la structure de ce verre est plus simple que celui des doubles-vitrages actuels.
Ce projet découle de la recherche menée à l'AIST sur les matériaux oxydés transparents pour semi-conducteurs. Il fait également partie du programme NEDO* intitulé " Strategic Development of
Energy Conservation Technology ".
L'équipe de l'AIST va poursuivre ses recherches afin d'améliorer aussi bien le taux de réflexion des rayons infrarouges que celui de pénétration de la lumière visible. Elle va également
s'intéresser aux techniques de fabrication d'un tel verre à une échelle industrielle.
*NEDO: New Energy and Industrial Technology Development Organization
Redacteur : Daphne OGAWA - adjoint.ing(arobase)ambafrance-jp.org -
448/ENV/1515
En direct des labos, France
Stockage de l'hydrogène
dans des nanocornets de carbone
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43401.htm
Elément le plus abondant dans l'Univers, l'hydrogène apparaît comme le candidat idéal pour remplacer les énergies fossiles. Pour autant, son utilisation reste
marginale en raison de la difficulté à le stocker de manière à la fois sûre et économique. Certes, des solutions existent comme par exemple l'assemblage avec des métaux. Mais ce procédé est trop
coûteux. Il existe bien le piégeage de l'hydrogène dans des matériaux poreux. C'est un procédé à la fois efficace et bon marché pour lequel les nanostructures à base de carbone comme les
nanotubes ou les nanocornets, du fait de leur faible masse et leur grande capacité d'absorption, s'avèrent d'excellents prétendants de matériaux poreux.
Seul inconvénient majeur : le stockage des nanotubes de carbone n'est possible qu'à des températures extrêmement basses, inférieures à -196° C, du fait de leur faible interaction entre
l'hydrogène et le carbone. D'où une limitation des applications commerciales. La possibilité de pouvoir stocker de l'hydrogène à l'intérieur de matériaux poreux à base de carbone dépend donc
étroitement de la force de l'interaction entre l'hydrogène et le carbone et de la faculté d'augmenter cette force.
Dans ce contexte, des chercheurs du Centre de Recherche sur la Matière Divisée (CNRS/Université d'Orléans), en collaboration avec leurs confrères britanniques du Rutherford Appleton Laboratory ,
de l'Université du Pays Basque à Bilbao et du Consejo Superior de Investigaciones Cientificas (Espagne), ont étudié les liens entre l'hydrogène et les nanocornets de carbone, qui sont des
matériaux longs de deux à trois nanomètres. De forme conique, ceux-ci s'agrègent pour former des structures en forme de dahlia de 80 à 100 nanomètres de diamètre et ne contiennent aucune impureté
métallique.
En raison de l'extrémité pointue de ces cônes, les chercheurs soupçonnaient une interaction hydrogène-substrat renforcée. Or en faisant appel à la spectroscopie de neutrons à haute résolution,
ils ont obtenu des informations sur cette interaction. Les résultats obtenus ont montré que l'interaction entre l'hydrogène et les nanocornets est bien plus forte qu'entre les nanotubes de
carbone et l'hydrogène. Les nanocornets de carbone représenteraient donc des matériaux prometteurs pour le stockage de l'hydrogène. Il restera néanmoins à abaisser leur coût de fabrication qui
est encore beaucoup trop élevé aujourd'hui.
Centre de Recherche sur la Matière Divisée (CNRS/Université d'Orléans) - Marie-Louise Saboungi : tél. +33(0)2 38 25 53 77 - email : mls@cnrs-orleans.fr
ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr
Energie, Allemagne
Inauguration d'une installation
pilote de synthèse de biocarburants de haute qualité
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43386.htm
Après un an et demi de travaux, le centre Helmholtz de recherche de Karlsruhe (FZK) et son partenaire industriel Lurgi AG ont inauguré le 20 juin 2007 une
installation pilote devant servir à la première phase d'un procédé de production de carburant de synthèse. Parallèlement, les partenaires ont signé un contrat en vue de la construction de la
deuxième partie de l'installation.
Le procédé, appelé "bioliq", permet d'obtenir de l'essence ou du gazole entièrement synthétique à partir de paille et d'autres restes provenant des industries agricole et
forestière. La qualité de ces nouveaux carburants dépasse largement celle des autres biocarburants existants et même celle des produits pétroliers. L'intérêt de cette innovation technologique
réside autant dans la faible teneur énergétique de la majorité des ressources en biomasse que dans la nécessité d'une production rentable et à grande échelle de carburants.
http://www.fzk.de
- http://www.lurgi.de
- http://www.fnr.de
- Inge Arnold - Hermann-von-Helmholtz-Platz 1, D76344 Eggenstein-Leopoldshafen, Postfach 3640, 76021 Karlsruhe Eggenstein-Leopoldshafen - tél : +49 7247 822861, fax : +49
7247 825080 - email : inge.arnold@oea.fzk.de
Source: Dépêche idw, communiqué de presse du centre de recherche Helmholtz de Karlsruhe (FZK) - 21/06/2007
Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr