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Est-il possible de créer une zone industrielle qui prenne en compte à la fois le coté social (les gens qui y travaillent) et le coté environnemental. Voila la question, et nous vous la posons, par l’intermédiaire d’articles auxquels nous aimerions vous voir réagir. Les réactions qui nous semblent les plus intéressantes seront reprises comme nouveaux articles (en indiquant le crédit des personnes ayant fait le commentaire), afin se susciter d’autres réactions, et d’entretenir le blogue.

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Nouvelles scientifiques

Vendredi 29 juin 2007
Bonjour

La science évolue trés vite. Partout à travers le monde apparaissent des idées, des découvertes, des inventions, qui, sans bouleverser notre conception de la vie, vont permettre d'améliorer l'état de la planète. Certaines de ces découvertes pourront surment un jour avoir une influence sur un projet tel que celui proposé sur ce site. Nous allons donc régulièrement, dans la limite de notre disponibilité, vous donner quelques informations sur ce qui s'en vient dans le domaine du développement durable et qui pourra surement un jour trouver une application en lien avec la Zone. Comme source, nous allons beaucoup nour baser sur les Bulletins electroniques des ambassades de France, en vous donnant les liens vers les articles de ces bulletins. 


Pour aujourd'hui: 

Environnement, U.S.
Il y aura finalement 3 centres sur les bioénergies

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43427.htm

Le département à l'énergie a finalement sélectionné trois centres dans le cadre de son initiative sur les bioénergies visant à doter des consortia d'universités, de centres de recherche nationaux et de compagnies privée, d'un financement unitaire de 125 millions de dollars sur 5 ans pour la conduite de recherches avancées sur les biocarburants. La compétition lancée par le DoE en août 2006 portait initialement sur 2 centres. Ce seront donc 375 millions et non pas 250 qui seront injectés par le département dans ces recherches.

Les trois centres qui associent en tout 18 universités, 7 laboratoires nationaux du DoE et de nombreuses compagnies, devront être opérationnels en 2008.

Communiqué de presse, Energy Department Selects Three Bioenergy Research Centers for $375 Million in Federal Funding, 26/06/2007
http://www.doe.gov/news/5172.htm
- Description des trois centres :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/Kd6wr

Philippe Jamet, Philippe.Jamet@diplomatie.gouv.fr - Jean-Pierre Toutant : attache-agro.mst@consulfrance-chicago.orgEnergie/environnement, Japon
Utilisation des boues d'épuration comme combustible



http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43404.htm

Tsukishima Kikai, a largement amélioré le processus transformant les boues d'épuration en combustible. Une économie de 25% de l'énergie nécessaire à la solidification des boues a pu être réalisée, ainsi qu'un gain de temps de 33%. Cette initiative a été conduite avec la Japan Sewage Works Agency (agence japonaise pour les travaux d'égouts) dans le cadre d'un projet NEDO*. La mise en pratique du nouveau procédé est prévue d'ici la fin de l'année.

Actuellement au Japon, les boues issues des stations d'épurations sont incinérées pour ensuite entrer dans la composition de ciments. Le taux d'humidité toléré pour cette utilisation est de 80%. Hors, pour être utilisées comme combustible, les boues ne doivent pas contenir plus de 10% d'eau. Le procédé actuel consiste en une dessiccation, très coûteuse en énergie et en temps.
La nouvelle méthode utilise la vapeur pour extraire l'eau des boues. Le traitement thermique est réalisé à 200°C sous une pression de 20atm pendant 1 à 2 heures. Le taux d'humidité est alors de 50%. Le séchage final des boues s'effectue alors par dessiccation classique. Le traitement thermique étant moins coûteux que la dessiccation, ce processus de déshydratation permet de réaliser les économies citées ci-dessus.

Le pouvoir calorifique des boues séchées est d'environ 2/3 comparé à celui du charbon mais compte tenu de l'augmentation du prix des combustibles et des problèmes d'émission de gaz à effet de serre, ces dernières ont une grande valeur utile.

* NEDO: New Energy and Industrial Technology Development Organization

Pour en savoir plus, contacts :
Tsukishima Kikai (anglais) :
http://www.tsk-g.co.jp/en/
Sources : Nikkei - 22/06/2007

Redacteur : Daphne OGAWA - adjoint.ing(arobase)ambafrance-jp.org -
448/ENV/1517


Matériaux, Japon
Traitement des vitrages pour réduire la climatisation

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43407.htm

L'AIST (National Institute of Advanced Industrial Science and Technology) a présenté le 25 juin un verre réfléchissant plus de 50% des radiations solaires, tout en étant transparent à 80% pour la lumière visible. Ce verre, utilisé dans les gratte-ciel, les habitations individuelles ou les voitures, permettra de réduire le transfert de chaleur dû à la lumière et contribuer ainsi à des économies de climatisation. En effet, en été, plus de 70% de la chaleur à l'intérieur des bâtiments est due au rayonnement thermique, générant ainsi des pics de besoin électrique.

Le spectre lumineux est composé d'ultraviolet à 6%, de lumière visible à 46% et d'infrarouge à 48%. Ceci signifie que près de 50% du rayonnement reçu ne contribue pas à l'éclairage mais génère de la chaleur. Il fallait donc développer un verre réfléchissant les rayons de longueur d'onde supérieure à la lumière visible. Les chercheurs ont utilisé des revêtements multicouches d'oxyde de titane et d'oxyde de silicium déposés par pulvérisation sur le verre. L'épaisseur de chaque couche contrôlée au nanomètre a permis une grande sélectivité des longueurs d'ondes réfléchies ou non : 82% des rayons visibles (400-700 nm) traversent le verre alors que plus de 50% des rayons thermiques (750-2000 nm) sont réfléchis. Par ailleurs, les ultraviolets, nocifs pour l'homme, sont absorbés ou réfléchis. Selon l'AIST, la structure de ce verre est plus simple que celui des doubles-vitrages actuels.

Ce projet découle de la recherche menée à l'AIST sur les matériaux oxydés transparents pour semi-conducteurs. Il fait également partie du programme NEDO* intitulé " Strategic Development of Energy Conservation Technology ".
L'équipe de l'AIST va poursuivre ses recherches afin d'améliorer aussi bien le taux de réflexion des rayons infrarouges que celui de pénétration de la lumière visible. Elle va également s'intéresser aux techniques de fabrication d'un tel verre à une échelle industrielle.

*NEDO: New Energy and Industrial Technology Development Organization

Redacteur : Daphne OGAWA - adjoint.ing(arobase)ambafrance-jp.org -
448/ENV/1515

En direct des labos, France
Stockage de l'hydrogène dans des nanocornets de carbone

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43401.htm

Elément le plus abondant dans l'Univers, l'hydrogène apparaît comme le candidat idéal pour remplacer les énergies fossiles. Pour autant, son utilisation reste marginale en raison de la difficulté à le stocker de manière à la fois sûre et économique. Certes, des solutions existent comme par exemple l'assemblage avec des métaux. Mais ce procédé est trop coûteux. Il existe bien le piégeage de l'hydrogène dans des matériaux poreux. C'est un procédé à la fois efficace et bon marché pour lequel les nanostructures à base de carbone comme les nanotubes ou les nanocornets, du fait de leur faible masse et leur grande capacité d'absorption, s'avèrent d'excellents prétendants de matériaux poreux.

Seul inconvénient majeur : le stockage des nanotubes de carbone n'est possible qu'à des températures extrêmement basses, inférieures à -196° C, du fait de leur faible interaction entre l'hydrogène et le carbone. D'où une limitation des applications commerciales. La possibilité de pouvoir stocker de l'hydrogène à l'intérieur de matériaux poreux à base de carbone dépend donc étroitement de la force de l'interaction entre l'hydrogène et le carbone et de la faculté d'augmenter cette force.

Dans ce contexte, des chercheurs du Centre de Recherche sur la Matière Divisée (CNRS/Université d'Orléans), en collaboration avec leurs confrères britanniques du Rutherford Appleton Laboratory , de l'Université du Pays Basque à Bilbao et du Consejo Superior de Investigaciones Cientificas (Espagne), ont étudié les liens entre l'hydrogène et les nanocornets de carbone, qui sont des matériaux longs de deux à trois nanomètres. De forme conique, ceux-ci s'agrègent pour former des structures en forme de dahlia de 80 à 100 nanomètres de diamètre et ne contiennent aucune impureté métallique.

En raison de l'extrémité pointue de ces cônes, les chercheurs soupçonnaient une interaction hydrogène-substrat renforcée. Or en faisant appel à la spectroscopie de neutrons à haute résolution, ils ont obtenu des informations sur cette interaction. Les résultats obtenus ont montré que l'interaction entre l'hydrogène et les nanocornets est bien plus forte qu'entre les nanotubes de carbone et l'hydrogène. Les nanocornets de carbone représenteraient donc des matériaux prometteurs pour le stockage de l'hydrogène. Il restera néanmoins à abaisser leur coût de fabrication qui est encore beaucoup trop élevé aujourd'hui.

Centre de Recherche sur la Matière Divisée (CNRS/Université d'Orléans) - Marie-Louise Saboungi : tél. +33(0)2 38 25 53 77 - email : mls@cnrs-orleans.fr

ADIT - Jean-François Desessard - email : jfd@adit.fr

 

Energie, Allemagne
Inauguration d'une installation pilote de synthèse de biocarburants de haute qualité

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43386.htm

Après un an et demi de travaux, le centre Helmholtz de recherche de Karlsruhe (FZK) et son partenaire industriel Lurgi AG ont inauguré le 20 juin 2007 une installation pilote devant servir à la première phase d'un procédé de production de carburant de synthèse. Parallèlement, les partenaires ont signé un contrat en vue de la construction de la deuxième partie de l'installation.

Le procédé, appelé "bioliq", permet d'obtenir de l'essence ou du gazole entièrement synthétique à partir de paille et d'autres restes provenant des industries agricole et forestière. La qualité de ces nouveaux carburants dépasse largement celle des autres biocarburants existants et même celle des produits pétroliers. L'intérêt de cette innovation technologique réside autant dans la faible teneur énergétique de la majorité des ressources en biomasse que dans la nécessité d'une production rentable et à grande échelle de carburants.

 http://www.fzk.de
- http://www.lurgi.de
- http://www.fnr.de
- Inge Arnold - Hermann-von-Helmholtz-Platz 1, D76344 Eggenstein-Leopoldshafen, Postfach 3640, 76021 Karlsruhe Eggenstein-Leopoldshafen - tél : +49 7247 822861, fax : +49 7247 825080 - email : inge.arnold@oea.fzk.de

Source: Dépêche idw, communiqué de presse du centre de recherche Helmholtz de Karlsruhe (FZK) - 21/06/2007

Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr

 

 

Par Erics
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Vendredi 6 juillet 2007
Beaucoup de nouvelles intéressantes dans le domaine de l'énergie cette semaine.

Environnement/Energie
Bioremédiation des sols pollués par des composés organiques
 
Des botanistes de l'Université Flinders à Adelaïde ont identifié trois espèces de graminées indigènes capables non seulement de germer et de pousser dans des sols contaminés par du diesel et de l'huile mais également de stimuler la dégradation de ces contaminants. Ils ont ensuite comparé la croissance des 3 espèces tolérantes dans un sol non contaminé et dans deux sols contaminés, contenant respectivement 0.5% et 1% d'un mélange de diesel et d'huile. Les résultats obtenus sont surprenants; ils ont en effet montré que le développement de la pousse et du système racinaire de l'une des espèces, une espèce de citronnelle (Cymbopogon ambiguus), est bien meilleur dans le sol le plus pollué.

En outre, les masses racinaires des trois espèces tolérantes encouragent la prolifération des bactéries sélectionnées pour leur capacité à transformer les contaminants. Les comptages de bactéries ont indiqué une augmentation considérable de la taille des colonies en quatre mois. Les colonies comptaient 100 fois plus de bactéries après 60 jours, et mille fois plus après 120 jours. Il semblerait que les racines excrètent des composés organiques qui stimulent l'activité des micro-organismes.
Les résultats préliminaires des mesures du taux de dégradation des hydrocarbones suggèrent que C. ambiguus transforme les contaminants plus rapidement que les autres espèces.

L'utilisation de ces trois espèces d'herbes indigènes à des fins de remédiation des sols pollués par les hydrocarbures semble prometteuse. Elles seraient particulièrement adaptées à la réhabilitation des sols des mines contaminés par les carburants et l'huile provenant des véhicules de transport et de la machinerie.

L'implantation de plantes indigènes sur les sites miniers ne présente pas les risques écologiques liés à l'introduction d'espèces exotiques. En outre, cette méthode est intéressante d'un point de vue économique car elle est facile à implanter et peu onéreuse.
Flinders University : http://www.flinders.edu.au
BE Australie 52  >>  2/07/2007 , rédacteur : Maïté Le Gleuher
 
Environnement/Energie
Amendement des sols à l'aide d'un résidu de la pyrolyse de la biomasse
 
La terre noire (terra preta) est un sol anthropogénique très riche en carbone et d'une fertilité exceptionnelle que l'on trouve dans certaines régions de la forêt amazonienne. Elle résulte de l'incorporation de déchets organiques divers et de charbon de bois pendant la période pré-colombienne. L'amendement des sols à l'aide de charbon de bois n'est plus concevable d'un point de vue écologique. Cependant il est possible d'utiliser des sous-produits issus d'industries diverses tels que ceux générés lors de la conversion énergétique de la biomasse. La pyrolyse de la biomasse est la dégradation thermique de la biomasse par la chaleur en atmosphère inerte ou fortement réductrice. On obtient un mélange gazeux combustible, un résidu solide et un liquide (eau et goudrons).

Des agronomes du ministère en charge de l'agriculture (Department of Primary Industries) de l'Etat de la Nouvelle-Galles du Sud ont évalué l'influence de l'apport de coke issu du traitement de la biomasse sur la productivité des sols australiens. Les résultats sont exceptionnels.
Avec un taux d'application du résidu de 10t/ha, on constate que le rendement en biomasse du blé est triplé et que celui du soja est doublé. Le rendement demeure inchangé lorsqu'on ajoute des engrais azotés. Dans le cas du blé, les rendements obtenus avec le coke seul sont presque aussi élevés que ceux obtenus avec les engrais azotés.

Le carbone contenu dans les résidus solides de la pyrolyse de la biomasse est stable est peut demeurer dans les sols pendant des centaines d'années.
NSW Department of Primary Industry : http://www.dpi.nsw.gov.au
BE Australie 52  >>  2/07/2007 , rédacteur : Maïté Le Gleuher
 
Environnement/Energie
Projet de centrale électrique fonctionnant au "charbon propre" en Australie Occidentale
 
La compagnie pétrolière BP et Rio Tinto, le deuxième groupe minier mondial, ont annoncé en mai dernier la création d'une coentreprise, la Hydrogen Energy. Cette nouvelle société a commencé une étude de faisabilité d'un projet de centrale thermique à hydrogène, à Kwinana, à 45 km au sud de Perth. La décision de continuer vers la phase de construction devrait être prise d'ici 2011.

La centrale sera alimentée par du charbon extrait des houillères de la région de Collie, situées à proximité. Le charbon sera gazéifié, c'est-à-dire qu'il sera transformé en présence de vapeur et d'air, ou d'oxygène pur, à des températures et pressions élevées en un gaz de synthèse riche en hydrogène qui sera ensuite brûlé pour produire de l'électricité. Environ 90% du dioxyde de carbone produit pendant ce procédé seront capturés et stockés de façon permanente dans des formations sédimentaires salines, au large de Perth.

Le charbon devrait continuer à jouer un rôle fondamental pour la production d'énergie en Australie, pendant plusieurs décennies. Le gouvernement fédéral encourage le développement des technologies dites "du charbon propre".
BE Australie 52  >>  2/07/2007 , rédacteur : Maïté Le Gleuher
 
Energie / Environnement
Encore une victoire de l'Université Technologique du Danemark (DTU) dans l'éco-marathon SHELL
 
Cette année encore, le DTU a gagné des récompenses dans 3 catégories de l'édition 2007 de l'éco-marathon Shell. L'équipe du DTU a développé une voiture à moteur à combustion interne qui roule au DME (Diméthyl Ether), un carburant d'auto-allumage par compression (CI : compression ignition), qui peut être produit à partir de biomasse et qui est significativement plus écologique qu'un diesel conventionnel.

Ce moteur a montré toute son efficacité et sa puissance en faisant gagner l'équipe du DTU dans la catégorie "Urban Concept", qui exige des véhicules en compétition qu'ils démarrent et s'arrêtent 3 fois sur le circuit de compétition de Nogaro en France.
Cette voiture a non seulement démontré une excellence dans le rendement de carburant utilisé (306km/litre) mais elle a également gagné la récompense écologique dans la catégorie du plus bas taux d'émissions de CO2, ainsi que le prix du meilleur carburant alternatif au diesel. La voiture du DTU avait de plus le mérite d'être le seul bolide à tourner au DME durant toute la compétition.

Cette victoire montre le grand potentiel du carburant DME comme carburant du futur. Outre être relativement peu cher à produire à partir de biomasse, charbon et gaz naturel, il brûle sans fumées et produit moins d'oxydes d'azote et de dioxyde de carbone qu'un diesel traditionnel. Une étude européenne a montré que comparé à des moteurs diesel, les moteurs à DME produisent 30 fois moins d'émissions de CO2, en terme de kilowatt/heure et sont moins bruyants à la combustion.
Pour en savoir plus, contacts :
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/nlYYB
Sources : - Site internet de l'Universite Technologique du Danemark DTU
http://www.dtu.dk - 15/05/07
- Site internet du Ministere des Affaires Etrangeres
http://www.investindk.com - 15/05/07

BE Danemark 16  >>  3/07/2007 , Redacteur : H. Dornier
 
Energie / Environnement
La laitue de mer, futur substrat aux bioénergies ?
 
Laissons de côté les champs de culture pour se plonger sous la surface de la mer. C'est ce qu'a fait une équipe de chercheurs danois de l'Institut National de Recherche Environnementale (NERI-DMU), qui travaille sur un projet qui porte sur la laitue de mer -Ulva lactuta- comme nouveau matériau potentiel pour la production de bioénergie.

La combustion des ressources fossiles a un impact significatif sur l'environnement à cause des émissions de dioxyde de carbone C02 qui en résulte. En outre, ce sont des ressources limitées. L'alternative donc à ces énergies se trouve dans l'exploitation de la biomasse. Mais la biomasse utilisée aujourd'hui, tels que le blé, maïs et pois est également une ressource alimentaire mondiale dont la demande est forte et la production limitée. Afin de ne pas créer de déséquilibre, il est nécessaire de développer des méthodes de production de biomasse alternatives, spécifiquement destinées à la production énergétique. Les algues aquatiques représentent un énorme potentiel inexploité pour la production énergétique.
Des estimations préliminaires montrent qu'il est possible de produire 700 fois plus de biomasse par hectare comparé à un champ de blé traditionnel. De plus, l'ulva a une croissance très rapide et contient un pourcentage plus élevé d'hydrates de carbone comparé au blé, qui est le substrat utilisé actuellement pour la production de bioéthanol. Il y a donc clairement un potentiel énorme pour adapter ces espèces à la production d'énergie. L'ulva et les espèces liées sont largement répandues dans la plupart des régions du monde et sont souvent dominantes dans des zones eutrophiques où elles posent grand problème aux écosystèmes locaux. Dans les zones à très fort taux de biomasse, ces algues peuvent être cultivées et utilisées pour la production de bioéthanol, résolvant ainsi un problème environnemental.
Michael Bo Rasmussen, Institut National de Recherche Environnementale NERI - tél : +45 8920 1400 - email: mir@dmu.dk
BE Danemark 16  >>  3/07/2007 , Rédacteur : M. B. Rasmussen, H. Dornier
 
Optoélectronique
Un nouveau matériau révolutionnaire pour fabriquer des piles solaires
 
Un ordinateur en réparation ainsi qu'une bonne dose de curiosité ont permis à un scientifique danois de découvrir un nouveau matériau semi-conducteur.

Martin Aagesen, thésard au centre de nanosciences de l'Université de Copenhague, a découvert un nouveau matériau semi-conducteur qui pourrait rendre les piles solaires meilleur marché et plus efficaces que celles actuellement utilisées. Ce matériel a une parfaite structure cristalline et absorbe la lumière. Le scientifique danois espère que cette découverte va augmenter l'efficacité des piles solaires de 30% et va réduire conséquemment leur prix de production.

Aujourd'hui, le silicium est la matière première utilisée pour fabriquer des piles solaires. Utilisé à l'état ultra-pur, il est soumis à de fortes demandes qui font augmenter son prix. Même ultra-pur, le silicium possède des impuretés dans sa structure cristalline, qui font diminuer son efficacité. "Avec ce nouveau matériau, nous n'avons peut-être besoin que d'environ 1% de silicum ultra pur. Le potentiel de ce matériau est véritablement indéniable et des brevets sont en cours", explique le scientifique danois.

Martin Aagesen vient de créer une entreprise, Sunflake, en collaboration avec l'Université de Copenhague et l'entreprise "Seed Capital", afin de produire des piles solaires à partir de ce nouveau matériel.
Pour en savoir plus, contacts :
Site internet de l'entreprise Sunflake -
http://www.seedcapital.dk/Portef%C3%B8lje/SunFlake.aspx
Sources : - Site internet de Ingenioren
http://ing.dk/article/20070531/MASKIN/70531009 - 31/05/07
- Site internet du Ministere des Affaires Etrangeres
http://www.investindk.com/visNyhed.asp?artikelID=17541 - 04/06/07

BE Danemark 16  >>  3/07/2007, Redacteur : H. Dornier
 
Energie
Energies renouvelables : plateforme internet pour un partage mondial des connaissances
 
Scientifiques, industriels et politiques se sont réunis le 13 juin 2007 pour discuter de la manière dont rendre plus accessible le savoir acquis dans le domaine des énergies renouvelables à l'échelle mondiale, sans pour autant nuire à la propriété intellectuelle des entreprises et instituts de recherche allemands. Née d'une initiative de l'Institut des techniques solaires d'approvisionnement énergétique (ISET), la plateforme Internet REnKnow.Net permet depuis 2005 le transfert gratuit des connaissances dans ce domaine. A l'occasion du symposium, les experts ont pu dresser un bilan des avancées réalisées par ce projet, financé par le Ministère fédéral allemand de l'enseignement et de la recherche (BMBF).

Le site internet REnKnow.Net donne accès à une base de données sur les énergies renouvelables regroupant les résultats issus de la recherche et les documents à but éducatif examinés par des experts reconnus au niveau international. Ce matériel est téléchargeable gratuitement depuis la plateforme internet qui permet ainsi le libre échange de données entre scientifiques, ingénieurs, chercheurs, professeurs et étudiants et constitue une première étape vers la création d'une "Open University on Renewable Energies".

Face aux défis énergétiques et climatiques globaux, l'efficacité de l'action à entreprendre ne dépend pas seulement des pays industrialisés: pays émergents et pays en voie de développement ont un rôle crucial à jouer. De ce point de vue, un transfert des connaissances s'avère indispensable.
Pour en savoir plus, contacts :
- http://www.renknow.net/
- http://www.fv-sonnenenergie.de/
- http://www.bmbf.de
Sources : Depeche idw, communique du ForschungsVerbund Sonnenenergie -
28/06/2007

BE Allemagne 342  >>  4/07/2007, Redacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr
 
Energie
Photovoltaïque : initiative de 360 millions d'euros pour une révolution technologique en Allemagne
 
La ministre allemande de l'enseignement et de la recherche (BMBF), Annette Schavan, et les dirigeants des groupes BASF, Bosch, Merck et Schott ont présenté le 27 juin 2007 une initiative technologique commune pour le développement de la filière photovoltaïque dite "organique". A cette occasion, Mme Schavan a déclaré que cette initiative "montre comment nous unissons nos forces et investissons dans les nouvelles technologies. C'est ainsi que nous appliquons avec succès la stratégie "High-tech" du gouvernement fédéral".

Au cours des prochaines années, l'Etat fournira 60 millions d'euros et les entreprises citées 300 millions d'euros pour le financement de projets de recherche. Le but est de développer une nouvelle génération de cellules photovoltaïques beaucoup plus légères et performantes en utilisant polymères et matériaux organiques. Les cellules organiques du futur seront transparentes, flexibles et particulièrement minces. Installées sur les toits, les façades ou même les fenêtres, elles produiront le courant nécessaire à la consommation électrique des bâtiments. Adaptées sur les téléphones portables, elles en fourniront l'alimentation électrique.

Le premier appel à projet dans le domaine du photovoltaïque organique a été lancé le 27 juin par le BMBF dans le cadre de trois programmes de soutien ("Technologies optiques", "Innovations dans les matériaux pour l'industrie et la société - WING" et "Recherche fondamentale pour l'Energie").
Pour en savoir plus, contacts :
- Davantage d'informations a ce sujet sont disponibles a l'adresse
electronique suivante (en allemand):
http://www.bmbf.de/foerderungen/9757.php
- http://www.bmbf.de/opv
- http://www.bmbf.de/foerderungen/9757.php
Sources : - Communique de presse du ministere de l'Education et de la
Recherche - 27/07/2007
- Nouvelle d'Allemagne - 29/07/2007

BE Allemagne 342  >>  4/07/2007, Redacteur : Arnaud Bertrand, arnaud.bertrand@diplomatie.gouv.fr
 
Energie / Biocombustibles
Une étape de moins dans la fabrication de l'éthanol
 
Une technologie innovante, développée par le Centre Pluridisciplinaire de Recherches Chimiques, Biologiques et Agricoles (CPQBA) de l'Université d'Etat de Campinas (Unicamp), simplifie la production d'éthanol. Pour le coordinateur des travaux, Silvio Roberto Andrietta, ce nouveau procédé devrait permettre des économies de l'ordre de 0,02 à 0,03 reais par litre d'éthanol produit.

Les chercheurs ont réussi à sélectionner des espèces de levures qui vont changer processus de production de l'éthanol. Ces micro-organismes, présentant la particularité de floculer, permettent de supprimer la phase de centrifugation qui sert à séparer l'alcool des levures. Ils vont ainsi se concentrer dans le fond du réacteur et pourront être réutilisés sans avoir besoin d'un quelconque traitement chimique.

Une usine pilote, d'une capacité de production de 10.000 litre/jour, a été construite à Ribeirao Preto en partenariat avec Dedini. Elle utilise une espèce de levure alors que dans le même temps deux autres espèces sont encore en phase d'étude. La technologie est presque prête pour être concédée sous licence et devrait arriver très prochainement sur le marché.
Pour en savoir plus, contacts :
Jornal da Unicamp, N.361, 11 au 17/06/2007
Sources : Jornal da Unicamp

BE Brésil 102  >>  3/07/2007, Redacteur : Maxence Motte
 
Energie / Développement durable
Electricité de la biomasse
 
L'écorce des arbres, les noyaux d'açaí (fruit brésilien) et les éclats de bois de cèdre sont quelques-uns des résidus végétaux testés et approuvés pour être transformés en électricité par le gazéificateur mis au point par les ingénieurs du Département d'Ingénierie Mécanique et du Centre de Développement Durable de l'Université de Brasilia. Cet équipement sera utilisé dans le cadre du programme "Lumière pour tous" qui vise à fournir l'énergie électrique aux régions isolées du pays.

Le système est simple à construire et ne nécessite pas de pièces importées. La combustion de la biomasse génère un gaz qui, suite à un traitement, alimente un petit moteur générant l'électricité. Cet équipement génère 6 kW en utilisant le gaz de combustion et 15% de diesel. A titre de comparaison, si le générateur électrique était couplé à un moteur qui fonctionne à 100% au diesel, il générerait 7,5 kW. Selon ses concepteurs la technologie pourrait générer jusqu'à 30 kW, ce qui suffirait à alimenter 100 familles de cinq personnes selon les normes du programme "Lumière pour tous".
Pour en savoir plus, contacts :
http://www.agencia.fapesp.br/boletim_dentro.php?id=7328
Sources : Fapesp

BE Brésil 102  >>  3/07/2007, Redacteur : Maxence Motte
 
Energies renouvelables
Un nouveau type de centrales marémotrices
 
La production d'énergie par la force des marées en Russie est encore anecdotique. Mais les spécialistes s'attendent à un progrès considérable dans ce domaine et posent les bases de développements futurs. Le directeur général de la SARL "Novaïa Energétika" [Nouvelle Energétique], Victor Liatkhère, propose une nouvelle approche de la conception de centrales à énergie marémotrice. L'idée est de ne pas barrer entièrement le golfe par une centrale, mais de l'installer sur la partie où la vitesse des courants de marées est la plus forte.

La centrale se compose de machines flottantes ou fixées sur le fond, convertissant l'énergie des marées en énergie électrique ou, quand ceci est impossible ou non rentable, en convoyant l'énergie par de l'hydrogène liquide ou gazeux. Le réglage de la résistance hydraulique des turbines permet d'atteindre une production maximale. En général la puissance de l'installation ne dépend que des capacités financières de l'investisseur, mais elle reste limitée par une valeur dépendant de paramètres hydrologiques et topographiques. C'est pourquoi l'utilisation de la force marémotrice ne nécessite pas de bloquer sur toute sa longueur le bassin et de créer une hauteur de charge.

La turbine brevetée par M Liatkhère, peut être de taille et de rendement importants. Elle possède une ou plusieurs paires d'étages tournant dans des sens opposés, ce qui diminue la charge mécanique agissant sur la turbine.
L'installation n'influe pas sur son environnement. La distance entre ses pales est grande et leur vitesse est faible, à peine 2 à 3 fois la vitesse du courant, ce qui ne trouble pas la faune aquatique. L'installation peut être remorquée, montée et démontée sans peine.

Selon les estimations, la puissance optimale d'un ensemble unitaire de ces machines peut atteindre 20 à 75 MW voire plus, sur un détroit entre un bassin et la mer, là où les vitesses sont assez grandes (2 à 4 m/s). De telles vitesses de courant se rencontrent à plusieurs endroit en Russie, sur les mers européennes, etc. Certes, la puissance des turbines varie selon le temps, mais l'utilisation en réseau de plusieurs installations espacées les unes des autres permet de lisser la production d'énergie.

La construction de centrales à énergie marémotrice permettrait de modifier qualitativement la carte énergétique de la Russie. Une simple centrale de nouvelle génération, installée en mer d'Okhotsk dans la baie de la Pènjina pourrait atteindre les 165 GW et fournir près de 312 TW.h sur un an, soit 30% de la production totale électrique russe actuelle.

Selon M Liatkhère, "la mise en fonctionnement de stations électriques du type proposé ne réclame pas beaucoup de temps et n'engendre pas de problèmes écologiques. Cette tâche peut et doit, avec un minimum de risques, être commencée sans délai."
Pour en savoir plus : LIATKHERE Victor Mikhaïlovitch - docteur en sciences techniques, directeur général de "Nouvelle Energétique" - Moscou - email : anlyatkh@megsinet.net
Source : InformNauka - http://www.informnauka.ru
BE Russie 13  >>  29/06/2007
 
 
Par Erics
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