Environnement/Energie
Bioremédiation des sols pollués par des composés organiques
En outre, les masses racinaires des trois espèces tolérantes encouragent la prolifération des bactéries sélectionnées pour leur capacité à transformer les contaminants. Les comptages de bactéries ont indiqué une augmentation considérable de la taille des colonies en quatre mois. Les colonies comptaient 100 fois plus de bactéries après 60 jours, et mille fois plus après 120 jours. Il semblerait que les racines excrètent des composés organiques qui stimulent l'activité des micro-organismes.
Les résultats préliminaires des mesures du taux de dégradation des hydrocarbones suggèrent que C. ambiguus transforme les contaminants plus rapidement que les autres espèces.
L'utilisation de ces trois espèces d'herbes indigènes à des fins de remédiation des sols pollués par les hydrocarbures semble prometteuse. Elles seraient particulièrement adaptées à la réhabilitation des sols des mines contaminés par les carburants et l'huile provenant des véhicules de transport et de la machinerie.
L'implantation de plantes indigènes sur les sites miniers ne présente pas les risques écologiques liés à l'introduction d'espèces exotiques. En outre, cette méthode est intéressante d'un point de vue économique car elle est facile à implanter et peu onéreuse.
Amendement des sols à l'aide d'un résidu de la pyrolyse de la biomasse
Des agronomes du ministère en charge de l'agriculture (Department of Primary Industries) de l'Etat de la Nouvelle-Galles du Sud ont évalué l'influence de l'apport de coke issu du traitement de la biomasse sur la productivité des sols australiens. Les résultats sont exceptionnels.
Avec un taux d'application du résidu de 10t/ha, on constate que le rendement en biomasse du blé est triplé et que celui du soja est doublé. Le rendement demeure inchangé lorsqu'on ajoute des engrais azotés. Dans le cas du blé, les rendements obtenus avec le coke seul sont presque aussi élevés que ceux obtenus avec les engrais azotés.
Le carbone contenu dans les résidus solides de la pyrolyse de la biomasse est stable est peut demeurer dans les sols pendant des centaines d'années.
Projet de centrale électrique fonctionnant au "charbon propre" en Australie Occidentale
La centrale sera alimentée par du charbon extrait des houillères de la région de Collie, situées à proximité. Le charbon sera gazéifié, c'est-à-dire qu'il sera transformé en présence de vapeur et d'air, ou d'oxygène pur, à des températures et pressions élevées en un gaz de synthèse riche en hydrogène qui sera ensuite brûlé pour produire de l'électricité. Environ 90% du dioxyde de carbone produit pendant ce procédé seront capturés et stockés de façon permanente dans des formations sédimentaires salines, au large de Perth.
Le charbon devrait continuer à jouer un rôle fondamental pour la production d'énergie en Australie, pendant plusieurs décennies. Le gouvernement fédéral encourage le développement des technologies dites "du charbon propre".
- http://www.hydrogenenergy.net
- http://www.riotinto.com
- http://www.bp.com
Encore une victoire de l'Université Technologique du Danemark (DTU) dans l'éco-marathon SHELL
Ce moteur a montré toute son efficacité et sa puissance en faisant gagner l'équipe du DTU dans la catégorie "Urban Concept", qui exige des véhicules en compétition qu'ils démarrent et s'arrêtent 3 fois sur le circuit de compétition de Nogaro en France.
Cette voiture a non seulement démontré une excellence dans le rendement de carburant utilisé (306km/litre) mais elle a également gagné la récompense écologique dans la catégorie du plus bas taux d'émissions de CO2, ainsi que le prix du meilleur carburant alternatif au diesel. La voiture du DTU avait de plus le mérite d'être le seul bolide à tourner au DME durant toute la compétition.
Cette victoire montre le grand potentiel du carburant DME comme carburant du futur. Outre être relativement peu cher à produire à partir de biomasse, charbon et gaz naturel, il brûle sans fumées et produit moins d'oxydes d'azote et de dioxyde de carbone qu'un diesel traditionnel. Une étude européenne a montré que comparé à des moteurs diesel, les moteurs à DME produisent 30 fois moins d'émissions de CO2, en terme de kilowatt/heure et sont moins bruyants à la combustion.
http://redirectix.bulletins-electroniques.com/nlYYB
Sources : - Site internet de l'Universite Technologique du Danemark DTU
http://www.dtu.dk - 15/05/07
- Site internet du Ministere des Affaires Etrangeres
http://www.investindk.com - 15/05/07
BE Danemark 16 >> 3/07/2007 , Redacteur : H. Dornier
La laitue de mer, futur substrat aux bioénergies ?
La combustion des ressources fossiles a un impact significatif sur l'environnement à cause des émissions de dioxyde de carbone C02 qui en résulte. En outre, ce sont des ressources limitées. L'alternative donc à ces énergies se trouve dans l'exploitation de la biomasse. Mais la biomasse utilisée aujourd'hui, tels que le blé, maïs et pois est également une ressource alimentaire mondiale dont la demande est forte et la production limitée. Afin de ne pas créer de déséquilibre, il est nécessaire de développer des méthodes de production de biomasse alternatives, spécifiquement destinées à la production énergétique. Les algues aquatiques représentent un énorme potentiel inexploité pour la production énergétique.
- Site internet NERI : http://www.dmu.dk//
Un nouveau matériau révolutionnaire pour fabriquer des piles solaires
Martin Aagesen, thésard au centre de nanosciences de l'Université de Copenhague, a découvert un nouveau matériau semi-conducteur qui pourrait rendre les piles solaires meilleur marché et plus efficaces que celles actuellement utilisées. Ce matériel a une parfaite structure cristalline et absorbe la lumière. Le scientifique danois espère que cette découverte va augmenter l'efficacité des piles solaires de 30% et va réduire conséquemment leur prix de production.
Aujourd'hui, le silicium est la matière première utilisée pour fabriquer des piles solaires. Utilisé à l'état ultra-pur, il est soumis à de fortes demandes qui font augmenter son prix. Même ultra-pur, le silicium possède des impuretés dans sa structure cristalline, qui font diminuer son efficacité. "Avec ce nouveau matériau, nous n'avons peut-être besoin que d'environ 1% de silicum ultra pur. Le potentiel de ce matériau est véritablement indéniable et des brevets sont en cours", explique le scientifique danois.
Martin Aagesen vient de créer une entreprise, Sunflake, en collaboration avec l'Université de Copenhague et l'entreprise "Seed Capital", afin de produire des piles solaires à partir de ce nouveau matériel.
Site internet de l'entreprise Sunflake -
http://www.seedcapital.dk/Portef%C3%B8lje/SunFlake.aspx
Sources : - Site internet de Ingenioren
http://ing.dk/article/20070531/MASKIN/70531009 - 31/05/07
- Site internet du Ministere des Affaires Etrangeres
http://www.investindk.com/visNyhed.asp?artikelID=17541 - 04/06/07
BE Danemark 16 >> 3/07/2007, Redacteur : H. Dornier
Energies renouvelables : plateforme internet pour un partage mondial des connaissances
Le site internet REnKnow.Net donne accès à une base de données sur les énergies renouvelables regroupant les résultats issus de la recherche et les documents à but éducatif examinés par des experts reconnus au niveau international. Ce matériel est téléchargeable gratuitement depuis la plateforme internet qui permet ainsi le libre échange de données entre scientifiques, ingénieurs, chercheurs, professeurs et étudiants et constitue une première étape vers la création d'une "Open University on Renewable Energies".
Face aux défis énergétiques et climatiques globaux, l'efficacité de l'action à entreprendre ne dépend pas seulement des pays industrialisés: pays émergents et pays en voie de développement ont un rôle crucial à jouer. De ce point de vue, un transfert des connaissances s'avère indispensable.
- http://www.renknow.net/
- http://www.fv-sonnenenergie.de/
- http://www.bmbf.de
Sources : Depeche idw, communique du ForschungsVerbund Sonnenenergie -
28/06/2007
Photovoltaïque : initiative de 360 millions d'euros pour une révolution technologique en Allemagne
Au cours des prochaines années, l'Etat fournira 60 millions d'euros et les entreprises citées 300 millions d'euros pour le financement de projets de recherche. Le but est de développer une nouvelle génération de cellules photovoltaïques beaucoup plus légères et performantes en utilisant polymères et matériaux organiques. Les cellules organiques du futur seront transparentes, flexibles et particulièrement minces. Installées sur les toits, les façades ou même les fenêtres, elles produiront le courant nécessaire à la consommation électrique des bâtiments. Adaptées sur les téléphones portables, elles en fourniront l'alimentation électrique.
Le premier appel à projet dans le domaine du photovoltaïque organique a été lancé le 27 juin par le BMBF dans le cadre de trois programmes de soutien ("Technologies optiques", "Innovations dans les matériaux pour l'industrie et la société - WING" et "Recherche fondamentale pour l'Energie").
- Davantage d'informations a ce sujet sont disponibles a l'adresse
electronique suivante (en allemand):
http://www.bmbf.de/foerderungen/9757.php
- http://www.bmbf.de/opv
- http://www.bmbf.de/foerderungen/9757.php
Sources : - Communique de presse du ministere de l'Education et de la
Recherche - 27/07/2007
- Nouvelle d'Allemagne - 29/07/2007
Une étape de moins dans la fabrication de l'éthanol
Les chercheurs ont réussi à sélectionner des espèces de levures qui vont changer processus de production de l'éthanol. Ces micro-organismes, présentant la particularité de floculer, permettent de supprimer la phase de centrifugation qui sert à séparer l'alcool des levures. Ils vont ainsi se concentrer dans le fond du réacteur et pourront être réutilisés sans avoir besoin d'un quelconque traitement chimique.
Une usine pilote, d'une capacité de production de 10.000 litre/jour, a été construite à Ribeirao Preto en partenariat avec Dedini. Elle utilise une espèce de levure alors que dans le même temps deux autres espèces sont encore en phase d'étude. La technologie est presque prête pour être concédée sous licence et devrait arriver très prochainement sur le marché.
Jornal da Unicamp, N.361, 11 au 17/06/2007
Sources : Jornal da Unicamp
BE Brésil 102 >> 3/07/2007, Redacteur : Maxence Motte
Electricité de la biomasse
Le système est simple à construire et ne nécessite pas de pièces importées. La combustion de la biomasse génère un gaz qui, suite à un traitement, alimente un petit moteur générant l'électricité. Cet équipement génère 6 kW en utilisant le gaz de combustion et 15% de diesel. A titre de comparaison, si le générateur électrique était couplé à un moteur qui fonctionne à 100% au diesel, il générerait 7,5 kW. Selon ses concepteurs la technologie pourrait générer jusqu'à 30 kW, ce qui suffirait à alimenter 100 familles de cinq personnes selon les normes du programme "Lumière pour tous".
http://www.agencia.fapesp.br/boletim_dentro.php?id=7328
Sources : Fapesp
BE Brésil 102 >> 3/07/2007, Redacteur : Maxence Motte
Un nouveau type de centrales marémotrices
La centrale se compose de machines flottantes ou fixées sur le fond, convertissant l'énergie des marées en énergie électrique ou, quand ceci est impossible ou non rentable, en convoyant l'énergie par de l'hydrogène liquide ou gazeux. Le réglage de la résistance hydraulique des turbines permet d'atteindre une production maximale. En général la puissance de l'installation ne dépend que des capacités financières de l'investisseur, mais elle reste limitée par une valeur dépendant de paramètres hydrologiques et topographiques. C'est pourquoi l'utilisation de la force marémotrice ne nécessite pas de bloquer sur toute sa longueur le bassin et de créer une hauteur de charge.
La turbine brevetée par M Liatkhère, peut être de taille et de rendement importants. Elle possède une ou plusieurs paires d'étages tournant dans des sens opposés, ce qui diminue la charge mécanique agissant sur la turbine.
L'installation n'influe pas sur son environnement. La distance entre ses pales est grande et leur vitesse est faible, à peine 2 à 3 fois la vitesse du courant, ce qui ne trouble pas la faune aquatique. L'installation peut être remorquée, montée et démontée sans peine.
Selon les estimations, la puissance optimale d'un ensemble unitaire de ces machines peut atteindre 20 à 75 MW voire plus, sur un détroit entre un bassin et la mer, là où les vitesses sont assez grandes (2 à 4 m/s). De telles vitesses de courant se rencontrent à plusieurs endroit en Russie, sur les mers européennes, etc. Certes, la puissance des turbines varie selon le temps, mais l'utilisation en réseau de plusieurs installations espacées les unes des autres permet de lisser la production d'énergie.
La construction de centrales à énergie marémotrice permettrait de modifier qualitativement la carte énergétique de la Russie. Une simple centrale de nouvelle génération, installée en mer d'Okhotsk dans la baie de la Pènjina pourrait atteindre les 165 GW et fournir près de 312 TW.h sur un an, soit 30% de la production totale électrique russe actuelle.
Selon M Liatkhère, "la mise en fonctionnement de stations électriques du type proposé ne réclame pas beaucoup de temps et n'engendre pas de problèmes écologiques. Cette tâche peut et doit, avec un minimum de risques, être commencée sans délai."