Pourquoi ce Blog?

Est-il possible de créer une zone industrielle qui prenne en compte à la fois le coté social (les gens qui y travaillent) et le coté environnemental. Voila la question, et nous vous la posons, par l’intermédiaire d’articles auxquels nous aimerions vous voir réagir. Les réactions qui nous semblent les plus intéressantes seront reprises comme nouveaux articles (en indiquant le crédit des personnes ayant fait le commentaire), afin se susciter d’autres réactions, et d’entretenir le blogue.

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Opinions

Jeudi 24 mai 2007
Coup de gueule.
 
Nivellement par le bas, plus petit dénominateur commun, moins disant (version péjorative), moutons de panurge, tout ça pour dire la même chose, y'en a marre des défaitistes professionnels. 
Quand je parle du projet de cette zone, je reçoit parfois des commentaires tels que: "Les entreprises suivront pas", "C'est trop compliqué", "Pourquoi changer les façons de faire qui marchent?", "On a toujours fait comme ça, pourquoi faire autrement?", "Les autres le font pas, pourquoi on le ferait?", "Si personne le fait, c'est qu'il y a une bonne raison", j'en passe, et des pas mieux que celles-ci.
Pourquoi toujours se contenter du minimum, pourquoi viser toujours d'être parmi les autres, pourquoi encourager la médiocrité?
Il est temps de casser cette façon de voir. C'est en tirant vers le meilleur, en mettant les meilleurs comme exemple qu'une société évolue vers le haut. Il faut arrêter de penser que l'inertie de la majorité est une force. C'est le pouvoir des décideurs de placer la barre haut pour assurer l'évolution de la société vers une forme meilleure pour tous. 
Ça n'est pas en se déresponsabilisant qu'on est capable d'évoluer. Tout le monde peut et doit faire mieux, et c'est l'ensemble de la société qui devrait pousser vers le mieux. Comme ça n'est pas ce qui arrive, il faut alors qu'au niveau individuel, ceux qui en sont conscient se donnent les moyens de montrer l'exemple. Et si l'exemple est pertinent, les autres devront alors suivre ou disparaitre. 
Élevons les meilleurs comme standards, éliminons les pires sans remords, et finissons-en avec le défaitisme et le nivellement par le bas.
 
Par Erics
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Jeudi 31 mai 2007
Le coût des changements climatiques, la meilleure façon d'en parler?
Actuellement, le discours ambiant est "l'environnement, ça coute cher". Même le groupe intergouvernemental qui s'est intéressé aux changements climatiques parle dans son troisième rapport du coût de ces changements pour la société.
Bien sur, ils se félicitent du fait que ce coût soit apparemment moins élevé que ce qui était appréhendé. Reste que....
Nous pensons que ce discours est ridicule, et ridiculement restrictif. En effet, on parle toujours du coût, jamais des gains que peuvent apporter la résolution de ces problèmes.
Pourrait-on un jour calculer l'environnement comme un moteur de l'économie et envisager les bénéfices que l'on peut en tirer? Lesquels?
- L'emploi généré par les sociétés qui vont mettre en œuvre les technologies environnementales ou luttant contre les gaz à effet de serre
- Les bénéfices que réaliserons sur le long teme les compagnies qui vont investir dans l'efficacité énergétique de leurs façons de faire (on peut calculer déjà une diminution de la facture énergétique de 10 à 25%, de la facture d'eau de 15% et plus (le nouveau bâtiment de Polytechnique Montréal, certifié LEED or, recycle l'eau de pluie et de drainage dans ses équipements sanitaires, utilisant ainsi 92% moins d'eau qu'un bâtiment conventionnel)
- Les revenus de licence des technologies vertes achetées par ceux qui veulent les utiliser
- Les bénéfices des compagnies qui travailleront dans le domaine environnemental
- Les bénéfices humains et économiques sur les systèmes de santé
Nous en oublions surement, mais nous sommes persuadés que l'environnement et la lutte contre les gaz à effets de serre sont à terme plus payants que coutants, et qu'un changement de discours permettrait de convaincre bien du monde de s'y mettre.
A quand une étude sérieuse et documentée sur les bénéfices de l'environnement et de la lutte contre les GES?
 
Par Erics
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Mercredi 6 juin 2007
Les prix, des récompenses, oui, mais pour qui et par qui...
 
On voit de plus en plus de prix décernés au niveau environnementaux. parmi ceux-ci, décernés récemment ou en voie de l'être:
Les prix canadiens de l'environnement: http://www.canadiangeographic.ca/pce2007
Les prix BOMA (association des propriétaires et administrateurs d'immeubles: http://www.boma-quebec.org/
Les prix Phenix de l'environnement: http://www.phenixdelenvironnement.qc.ca/
 
Bien sur, on ne peut être contre le fait de souligner les bons acteurs dans un domaine particulier. Par contre, l'abondance de prix nuit à la lisibilité de chacun, et finalement, l'effet escompté, c'est à dire la valorisation de l'excellence, y perd.
L'autre risque associé aux prix est la récupération. La prudence reste de mise. En effet, il est bon de vérifier qui remet les prix, quels sont les critères de sélection des candidats, quels sont les critères de sélection des lauréats, et quelle est l'indépendance des membres du jury.
En effet, on le voit dans d'autres domaines, la récupération n'est jamais loin, et les entreprises ont l'art et la manière pour détourner ces bonnes intentions. Le meilleur exemple est le monde culturel, ou c'est l'industrie de la culture qui remet ses prix à ses propres acteurs. L'art de s'auto congratuler, et de prendre le public pour une bande de caves.
A chacun donc de prendre conscience de ces risques, et de vérifier ce qu'il y a derrière chaque prix avant d'en faire la promotion, ou alors d'en faire une promotion "consciente", en en indiquant les limites.
Bien sur, il en va de même pour les certifications. On le voit la encore avec un exemple autre. L'industrie alimentaire (kraft, pour ne pas la citer), propose sa propre certification de ses aliments "santé", sans aucune autre garantie que celle du fabriquant lui-même. Bel exemple de récupération sauvage d'une idée intéressante. Alors espérons ne pas voir ce genre de récupération dans le domaine environnemental, et soyons suffisamment critiques et prudents.
Pour le moment, nous n'en sommes pas encore rendus à ce point là au niveau environnemental (je le souhaite), alors sachons féliciter les lauréats, et souhaitons qu'ils donnent envie à d'autres de prendre la relève.
 
 
Par Erics
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Vendredi 8 juin 2007
Publicités et détournement de propos.

Encore un coup de gueule, mais de temps en temps ça fait du bien. 

J'ai reçu dans ma boite aux lettres une publicité qui m'a fait faire le saut, et j'en ai vu une autre que je n'ai pas trouvée mieux. 

La première, distribuée dans toutes les boites aux lettres de la circonscription ou j'habite, vient de la députée (parti conservateur) élue au fédéral. Il s'agit d'une feuille qui vante (vente serait mieux vue l'insignifiance du propos) le plan vert du gouvernement. En présentant un "avant" et un "maintenant", cette feuille voudrait nous faire croire que le gouvernement veut vraiment lutter contre les changements climatiques. Ce qui me hérisse le plus dans cette publicité, c'est la publicité elle-même. Comment peut-on faire croire à une volonté réelle d'agir au niveau environnemental en faisant imprimer puis distribuer des papiers publicitaires? Outre la gâchis de papier, la perte énergétique de la distribution, et le prix total de l'opération, il aurait été beaucoup plus convaincant de dépenser cet argent là dans de vrais mesures pour limiter les GES. 
Quant au contenu du papier lui même, c'est d'un ridicule complet sachant que le chef dudit gouvernement ne croit pas au réchauffement climatique et se fait ridiculiser sur toutes les tribunes régionales, fédérales et mondiales (excepté celle de son chum G.W. Bush) pour son manque de vision dans ce dossier. Il ne parle d'environnement que parce que c'est ce que le public veut entendre. Bref, une merde complète. 
Au passage, le papier en question prends plus de place pour critiquer le parti libéral que pour nous présenter ledit "plan vert", on ne peut que supposer que c'est parce qu'il n'y a rien à en dire...
En plus, la dernière page démontre encore une fois le manque de compréhension de ce dossier, en évoquant le spectre de la récession, de la perte d'emploi et de la perte de qualité de vie si on applique les propositions environnementales liées aux objectifs définis par Kyoto. Quel manque de vision sachant que si des vrais mesures sont appliquées, c'est toute notre économie qui en sortira gagnante, à la fois par la diminution des frais d'exploitation des entreprises sur le long terme, mais aussi en créant des solutions innovatrices et en devenant leader dans le développement de technologies exportables. Bref, encore une fois un gouvernement de langue de bois, de manque de leadership, de manque de couilles, tout simplement. Je ne vous sonnerais même pas le lien vers le site du gouvernement donné dans ce pamphlet, ça n'en vaut pas la peine. 

La seconde publicité est une pleine page couleur dans le Soleil de Samedi dernier, qui vante l'obtention par la compagnie Metro (chaine d'épicerie) d'un prix Phenix en environnement. C'est vrai, c'est bien, mais cela vaut il une pleine page couleur? L’argent dépensé pour cette visibilité ne serait-il pas mieux employé pour des actions concrètes? Encore une fois, dépenser pour de la publicité me semble se fourvoyer. Utilisez donc cet argent pour des actions et annoncez les par communiqués de presse et points de presse, pas par de la publicité. Vous rentrerez alors dans les journaux par le biais de l'information et non de la publicité. 
Au final, de l'argent mieux dépensé, de la crédibilité renforcée et l'objectif "parlez-en" atteint également. Il me semble que ça devrait aller de soi, mais j'ai comme l'impression que le marketing en reste encore avec ses idées préconçues ou ses paradigmes, "la visibilité s'obtient en dépensant de l'argent en publicité".... triste de voir qu'on en est encore là... Bref, Metro: bien, mais peut mieux faire.
Par Erics
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Jeudi 14 juin 2007
Chambres de commerce de Québec, développement durable, connait pas?

J'ai reçu cette semaine deux revues, Capital - Québec, revue de la chambre de commerce de Québec, et Le Métropole, revue de la jeune chambre de commerce de Québec. Suite à leur lecture, je suis allé faire un tour sur les sites internet de ces chambres de commerces, et sur celui de la chambre de commerce des entrepreneurs de Québec.

Dans les revues, le développement durable, l'environnement, connait pas. Sur les sites, la jeune chambre de commerce est la pire. Nada sur ces sujets. La chambre de commerce de Québec cite "développement durable" dans un rapport daté de 2006 sur le projet de centrale hydroélectrique Eastmain 1A. La chambre de commerce des entrepreneurs de Québec s'en tire mieux avec une section "environnement", qui, bien qu'elle soit pauvre, a au moins le mérite d'exister. 

Il est donc assez déplorable de voir que les acteurs économiques de la capitale du Québec soient si peu concernés par ces thématiques. Ça reflète un état d'esprit tourné vers le court terme plutôt désolant. 

Je ne sais pas ce qu'il en est ailleurs, mais j'espère que c'est un peu mieux, ce qui n'est pas très difficile.

Un article du journal quotidien "Médiamatin" indique que le nouveau président de la chambre de commerce de Québec, Monsieur Daniel A. Denis, souhaite rallier la communauté d'affaire de Québec au développement durable. Selon lui, "C'est un phénomène qui n'est pas une contrainte à l'expansion économique de la région". Souhaitons que ce message soit entendu, compris et accepté, mais parions qu'il aura fort à faire pour convaincre ses membres. Peut être quand même un premier pas vers un réveil?


Au passage, petits commentaires sur la revue Capital - Québec:
- On trouve dans cette revue un article qui parle de la mauvaise image du transport de marchandise, par camion ou par train. Quand on sait que les trains de marchandises sont prioritaires dans l'utilisation des voies par rapport aux trains de passagers, je trouve ça assez ironique sachant en plus la demande répétée pour une liaison ferroviaire rapide entre Québec et Montréal. De même, l'article indique que l'industrie du transport doit faire face à des lois de plus en plus sévères en termes de sécurité et d'environnement. Si ces lois sont votées, ce n'est pas pour rien, c'est parce que les entreprises du secteur sont frileuses à prendre ces mesures par elles même. Visiblement, l'auteure oublie que tous les hivers, au moment du déneigement, les contrôles font apparaitre un taux de défaillance au niveau sécurité entre 2 et 20% des véhicules contrôlés. Il me semble qu'avant de vouloir redorer son image, le domaine du transport devrait commencer par y faire un peu de ménage. 
nb: Je ne conteste en rien le fait que ce secteur soit nécessaire, et qu'il fait bien le travail qu'il a à faire.
Par Erics
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Vendredi 22 juin 2007
Cascades, pollueur ou précurseur?

Cascades, l'entreprise papetière a été condamnée cette semaine à 125.000$ d'amendes pour des dégâts de pollution successifs en décembre 2003, janvier et février 2004 et février 2005. 
Bref, un problème récurant. Le "test  des truites" a révélé le problème. 

Jusque là, pollution = amende, rien à redire

Le problème est que Cascades se veut orientée totalement vers le développement durable. Plutôt que de simplement s'excuser et dire que le problème est résolu, Cascades prétends qu'il aurait fallu tenir compte du fait qu'elle consomme moins d'eau que les autres (7 fois moins, ce qui est quand même une belle réussite). 
Mettre moins d'eau mais la même quantité de polluant fait qu'ils se retrouvent en concentration supérieure dans les effluents, et donc que le test des truites échoue. 
Effectivement, il y a comme un "bug" juridique dans l'histoire. La pollution est comptée en concentration, et non en rejet total, ce qui pénalise ceux qui rejette des eaux plus polluées mais en moins grande quantité que celles qui rejettent des eaux moins polluées mais en plus grand volume. De ce point de vue là, j'approuve Cascades. 

Par contre, une pollution reste une pollution, et de ce point de vue, la quantité rejetée amène à une amende, point. 

Où cette histoire me dégoute, c'est la récupération politique qui en est faite. Le ministre Baird qui se permet de traiter Cascades de "grand pollueur industriel" ferait bien de revoir ses copies et de regarder ce qui se fait ailleurs. Ce type me semble de plus en plus incompétent et ses sorties médiatiques de plus en plus déplacées. Je ne plaçais pas ce gouvernement très haut au niveau environnement, mais je crois que je le baisse encore d'un cran. Depuis quand un ministre se permet de commenter une compagnie qu'il ne connait pas? Si le problème se reproduit, il aura sans doute le droit de le faire, mais jusqu'à présent, je crois que le groupe Cascades a fait plus pour l'environnement que notre ministre fédéral, et que ce dernier devrait peut être en tirer quelque exemples pour les autres entreprises plutôt que de jeter ses accusations futiles. 
Sans doute encore un ministre qui atteint les sommets de son incompétence... 


Par Erics
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Vendredi 29 juin 2007
Gouvernement du Québec, ¸un pas en avant, un pas en arrière

Le gouvernement du Québec semble être très proactif dans le domaine de l'environnement. Lors de la réunion des premiers ministres de l'est du canada et des gouverneurs des états du nord est américain, il propose d'organiser une bourse du carbone régionale sans attendre les gouvernements centraux. L'initiative est intéressante et bienvenue, avouons le. Par contre, pour un gouvernement voulant montrer son leadership dans le domaine environnemental, la nouvelle suivante publiée par Vision Durable est plus inquiétante: 
Le Centre québécois du droit de l’environnement ferme ses portes
Faute de subvention, l’organisation « suspend ses activités pour une durée indéterminée »
 
Le Centre québécois du droit de l'environnement a annoncé qu'il suspendait indéfiniment ses activités.
La principale ONG québécoise spécialisée dans le droit de l’environnement n’est plus.
Le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), participe aux débats environnementaux au sein de la société québécoise depuis sa fondation en 1989. Il regroupe plus d’une cinquantaine de juristes, de groupes environnementaux et d’individus.

Outre son service d’information téléphonique gratuit, le CQDE rédigeait également des mémoires dans divers dossiers relatifs à l’environnement.

Le président du CQDE, Jean-François Girard, a souligné que le groupe avait obtenu une promesse de financement de la part du ministre de l’Environnement en janvier dernier.

Depuis le remplacement de Claude Béchard par Line Beauchamp, le CQDE s’est dit incapable d’obtenir suite à leurs démarches.

« Nous désirons cependant encore poursuivre les discussions pour concrétiser l’engagement de son prédécesseur », précise le communiqué du CQDE.

Pour aller plus loin :

www.cqde.org CQDE


Que penser d'un gouvernement qui d'un coté semble proactif, de l'autre coupe les subventions? Surement que les discours coutent moins chers que l'action.... Gouvernement à double face????



 



Par Erics
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Vendredi 6 juillet 2007
Ports méthanier au Québec, deux projets en cours. Utiles?


Cacouna et Rabaska sont deux projets de ports méthanier au Québec. Le bureau d'audience publique sur l'environnement (BAPE) a rendu son rapport, qui s'intéresse au coté environnemental, mais aussi au coté sécurité. Pour les gouvernements, qui se félicitent de ces projets (c'est de l'emploi en construction, quelques emplois en exploitation, et des sous mis dans l'industrie locale lors de la construction de ces projets et des taxes par la suite). 
Les environnementalistes et les citoyens sont plutôt préoccupés par les questions de sécurité publique, d'environnement, de cadre de vie (syndrome "pas dans ma cours") et pour certain, plus prés des projets au niveau physique, par la valeur de leurs propriétés (oui oui, ça compte aussi...). 
D'après les tenants du projet, il permettra de diversifier les sources d'approvisionnement d'énergie disponibles au Québec, et peut être de réduire un peu les gaz à effet de serre par rapport à l'utilisation d'autres sources comme le charbon ou le pétrole. Peut être, je n'en suis pas convaincu car le Québec ne produit pas d'énergie à partir du charbon à ma connaissance, et je ne suis pas persuadé que le bilan réel depuis l'extraction jusqu’à l'utilisation soit vraiment aussi bon qu'on voudrait nous le faire croire par rapport au pétrole.
Bien sur, ces questions sont importantes et méritent qu'on s'y intéresse, mais...

Ma question est plutôt ailleurs. J'ai comme l'impression qu'on élude volontairement ou involontairement, dépendant du coté ou on se trouve, le vrai problème. 
Au Québec, est-ce qu'on a
BESOIN de ces nouvelles sources de gaz naturel?

Malheureusement, et de l'aveu même du gouvernement du Québec, personne n'a étudié les besoins en gaz naturel au Québec. Donc on veut construire des infrastructures pour importer un produit dont on ne sait même pas si on en a besoin. Bravo la logique gouvernementale... 

Encore une fois, la logique économique prime. En effet, si le Québec n'en a pas besoin, nos "amis" du sud, les États Unis, eux, en ont besoin. Donc le gaz importé ne sera pas perdu pour tout le monde. A part qu'en dehors des taxes perçues par les gouvernements, les seuls qui vont en tirer profits seront les compagnies pétrolières et gazières. 

Est-ce qu'on aura un jour la chance d'avoir un gouvernement qui s'occupera d'abord des besoins de la population avant de s'occuper des envies de profits des compagnies, dont les intérêts financiers ne sont même pas au Québec?
Par Erics
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Mercredi 8 août 2007
Inconscience ou stupidité?

Quand un marais protégé se voit utilisé par une municipalité pour se débarrasser à moindre coût des gens du voyage, voila ce que ça donne:

http://perso.orange.fr/varaville.cabourg/

La municipalité de Varaville-Cabourg est pointée du doigt dans cette "initiative" fumeuse et stupide, mais ça pourrait se passer à coté de chez vous. Personne n'est à l’abri de ce type d'agissement. Quand il est possible pour des politiciens de se débarrasser à court terme d'un problème, et à moindre coût, il est évident que l'environnement devient un enjeu mineur que tout le monde met sous la table et évacue prestement.
Ce que ça donne? Un ensemble de problèmes qui surgissent ensuite, et qui perdurent. Les politiciens, les administrations, et tous ceux qui prétendent parler « en notre nom » sont les premiers à refuser d’investir dans des solutions à long terme, excepté celles qui peuvent leur rapporter, et c’est sans doute ce qui va arriver avec le bétonnage de ce marais. Mais qui osera chercher à qui va rapporter ce betonnage, et quels sont les relations entre ceux à qui ça rapporte et les élus actuel? 
A l'heure actuelle, ou l'on reconnait l'importance de la gestion de l'eau pour les muncipalités, et l'apport que peut avoir une zone marécageuse pour assurer la dépollution des eaux usées, il est aberrant que des villes réagissent ainsi. Bref, voila l'exemple type d'une génération de gens au pouvoir sans aucune vision, sans aucune conscience, et disons le, sans le leadership qu'ils devraient avoir comme gestionnaires.
Souhaitons que ce genre de chose soit de plus en plus rare, et que ces élus, coupables autant que responsables de cette connerie, payent un jour pour leur inconscience.
 
Pour suivre l’évolution de ce dossier :
 
 
Par Erics
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Qui sommes nous?

Nous sommes deux chiantifiques (deux personnes de formation scientifique qui trouvent toujours moyen de poser les mauvaises questions aux mauvaises personnes aux mauvais moments, en plus de s’en poser à nous-mêmes). Nous sommes basés au Québec, mais ce que nous présentons peut-être valable partout. Pour le reste, l’un de nous signe E et l’autre E2, vous en ferez ce que vous voudrez, l’objectif n’est pas de nous mettre en valeur, mais d’avoir des discussions sur ce projet. Bien sur, le crédit de ce blogue nous appartient, mais il ne serait rien sans votre participation.

Si vous voulez nous contacter en privé : la_zisec@lycos.com

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